Thingz – Un outil pour créer ses objets en moins d’une minute

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thingz maker

Thingz est un outil pour créer ses objets en moins d’une minute.
Branchez les briques, téléchargez une app ou créez la votre !

Tout d'abord, nos lecteurs aimeraient savoir qui vous êtes, d'où venez vous, quel a été votre parcours ?

Je m’appelle Cyril Loucif-Durouge, j’ai terminé récemment mes études d’ingénieur informatique à l’INSA de Toulouse et je me suis ensuite très vite lancé dans l’aventure entrepreneuriale en créant la startup Thingz.

thingz

Pouvez-vous nous présenter votre projet ?

Thingz c’est un kit qui permet à tous de créer des objets électroniques en assemblant des briques comme des Legos. C’est bien pour les enfants ou les novices pour apprendre la programmation, et ça permet aux connaisseurs de fabriquer un objet très rapidement à partir d’une simple idée.

Comment avez-vous eu l'idée de lancer ce concept ?

L’idée est venue d’un bricolage personnel. J’ai parfois du mal à entendre mon réveil le matin et je voulais m’en fabriquer un qui lance de l’eau. Le projet était très long à concrétiser et je râlais qu’il n’existe pas un moyen d’aller plus vite et plus simplement avec des modules prêts à l’emploi !

Quelles ont été les différentes étapes de réalisation du prototype ?

La première étape est comme souvent de prototyper avec des cartes arduinos, des breadboards, du fil et quelques composants standards. Il faut ensuite réussir à intégrer tout ça sur ses propres cartes électroniques, on fait produire les cartes ou on les fait soi-même et on soude, on soude, on soude… Enfin, il faut réfléchir à l’industrialisation de son prototype, est ce qu’il est fabricable en série ?

A quel(s) besoin(s) répondez-vous ? Qui sont vos clients?

Un kit Thingz permet de fabriquer vite, facilement et de façon très ludique un objet électronique. Le produit plait aux enfants et ça en fait un très bon outil pédagogique pour l’apprentissage de la programmation (qui devient vraiment d’actualité). Des personnes ayant l’envie de concrétiser un prototype d’objet électronique sans perdre de temps sont aussi intéressés.

Bénéficiez-vous de soutiens particuliers?

La startup a été développée au Camping Toulouse (au sein de l’IOT Valley) dans le cadre d’un programme d’accélération de 6 mois où l’on bénéficie de l’expérience et des conseils de nombreux autres entrepreneurs. Artilect, le fablab toulousain a aussi vu le produit évoluer depuis les tous débuts du projet.

De quelle manière avez vous travaillé avec des fablabs, que vous ont ils apporté ?

J’ai passé beaucoup de temps au fablab Artilect, c’est là que j’ai découvert le monde des makers et l’énorme potentiel innovant des curieux et des bidouilleurs. Les machines et les outils des fablabs sont aussi très utiles pour démarrer ses prototypes lorsque l’on est pas encore équipé.

A votre avis le mouvement des Makers va t il se développer en France comme il a pu le faire aux Etats unis ?

Oui. Il y a un effet de mode autour du DIY et des makers, ça crée une certaine médiatisation et rend le mouvement plus connu du grand public… mais je pense que c’est bien plus profond qu’un effet de mode. C’est une vague de fond qui arrive doucement depuis quelques années sans qu’on s’en rende vraiment compte : des technologies de fabrication jusque là réservées à l’industrie arrivent les unes après les autres entre les mains des particuliers, et cela dans un contexte économique où le particulier devient un acteur/producteur et non plus un simple consommateur (boom de l’économie collaborative et du nombre de créations d’entreprises). Je pense que le « mouvement des makers » n’en est qu’à ses débuts aussi bien en France qu’aux Etats-Unis !

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A propos de l'auteur

Passionné de sciences et de nouvelles technologies je rédige des articles pour faire partager mon Intérêt pour des domaines tels que #impression 3D , #robotique mais aussi toutes les #innovations qui apparaissent dans le sillage du mouvement #Maker et de la révolution du #DIY.

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