[Interview] Nathanaël Jourdane- Porteur du projet DraWall

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Drawall - Image à la une

Retrouvez l’interview du Toulousain Nathanaël Jourdane, porteur du projet DraWall, un petit robot, tracté par deux courroies, qui reproduit des dessins sur un mur. Imaginé au sein du FabLab Artilect, le plus ancien Fab Lab labellisé MIT en France, l’outil va bientôt être commercialisé.

Retrouvez une présentation plus précise de son projet sur notre site:

Racontez-nous un peu votre histoire (parcours, métier, hobbys, ville).

Je suis de Toulouse et j’ai fait un IUT informatique suivi par une licence pro de programmeur, à Blagnac.
J’aime programmer, inventer, bricoler, notamment en électronique. J’ai toujours des idées un peu farfelues qui me traversent l’esprit, bien que très peu d’entre elles se concrétisent. À une époque j’avais toujours sur moi un petit carnet et un crayon pour les noter. Je m’intéresse également au dessin, mais je n’ai jamais eu le courage de m’y mettre sérieusement.

D’où vous est venue cette idée ?

Tout est dans la réponse précédente : ma passion pour la programmation, le bricolage et le dessin mais je n’ai pas le courage de m’y mettre. Un robot qui dessine sur les murs à ma place me semblait être un bricolage amusant et qui me correspondait tout à fait.

Interview DraWall - Photo créateur

« Au lieu de se demander comment réparer, on va se demander comment fabriquer soi-même » – Nathanaël Jourdane

Depuis combien de temps travaillez-vous sur votre projet ?

J’ai commencé il y a 3 ans, mais je l’ai interrompu à plusieurs reprises pendant mes études (cela restait pour moi un projet de bricolage). C’est depuis environ 1 an que je m’y investis sérieusement. C’est pendant ma licence pro que j’ai connu Victor Adam, qui a rejoint le projet pour contribuer sur la partie programmation. Il y a quelques moi j’ai également participé au start-up week-end de Toulouse (un évènement dont l’objectif est de monter un début de start-up en un week-end), où j’ai rencontré d’autres personnes souhaitant s’investir sur le projet.

Avez-vous travaillé avec des FabLabs pour réaliser vos prototypes ? Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Oui, j’ai travaillé avec le FabLab de Toulouse. Au départ j’y venais parce que j’étais entouré de personnes un peu comme moi, qui aimaient bricoler et avaient pleins de projets un peu farfelus. Ensuite j’ai pu réaliser mes prototypes là-bas, avec les machines de découpe laser et l’impression 3D. Mais le plus important ce sont les membres du FabLab qui m’ont aidé sur quelques points sur lesquels je n’étais pas très compétent, notamment en électronique et en mécanique, lorsque j’en avais besoin.

D’après-vous, comment va évoluer le mouvement Maker en France ?

Le DIY est vraiment en train de se démocratiser. On voit des FabLabs et des hackerspaces pousser un peu partout, ainsi que des projets visant à rendre tout ça de plus en plus accessible. Il y a encore quelques années la culture Maker concernait un échantillon très restreint de la population, aujourd’hui cela s’ouvre peu à peu au grand public.

Je pense qu’il y a un maker au fond de chaque personne. À une époque il pouvait voir le grand jour en réparant un réveil ou une radio, or avec l’évolution de la technologie ce n’est plus possible. Je pense que les gens ont besoin de Faire, de garder un contrôle sur la technologie. C’est surtout la façon de penser générale des gens qui va évoluer : au lieu de se demander comment réparer, on va se demander comment fabriquer soi-même.

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A propos de l'auteur

Passionné de nouvelles technologies et détenteur d'un Master en ingénierie logiciel, je blog sur tout ce qui touche à la culture #Maker, des #FabLabs aux #kits de prototypage. Mais également sur tous les produits et outils dédiés à la démocratisation du #DIY technologique.

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